sexta-feira, 15 de julho de 2016

Marc Levy


Comme tant d’hommes et de femmes à travers le monde, je ne cesse de penser à ceux et celles qui ont perdu la vie à Nice. Je pense à eux, à leurs proches, aux familles brisées par la barbarie.
Aux larmes se mêlent un sentiment d’effroi et de colère, une tristesse profonde, puis le silence.

Existe-t-il une réponse appropriée face aux barbares prisonniers de leur haine ? J’avoue humblement l’ignorer.
Sinon que de leur montrer haut et fort qu’en France, notre si beau pays, nous avons choisi d’être libres et d’aimer. Et rien ne nous fera dévier de ce choix.

Ils veulent nous faire peur ? Et si nous parlions de leurs peurs.

Ils ont peur du passé, du présent et du futur.
Ils ont peur de la joie et des rires, de la littérature, de la musique, de l’art, de la culture sous toutes ses formes.
Ils ont peur du désir, du plaisir, de la beauté de la diversité du monde.
Ils ont peur des enfants et des femmes.
Ils ont peur de leurs frères. Ils ont peur d’être libres.
Mais plus que tout, ils ont peur de nous.
Parce que là où ils entretiennent l’ignorance, nous éduquons, là où ils détruisent, nous construisons, là où ils font couler le sang, nous soignons.
Parce que nous nous réinventons sans cesse, plus nombreux, plus solidaires.
Parce que nous sommes libres et capables d’amour, de beaucoup d’amour.
Et leur impuissance à accomplir tout cela les terrifie.
Marc Levy

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